Pour le premier épisode de notre série d’articles « Boosk’Inside » (qui revient sur le fonctionnement de Booska-P) nous nous attaquons à votre question préférée : « Pourquoi y’a plus de clashs sur Booska-P » ?

On sait jamais comment ça va finir

Historiquement Booska-P a fait son plus gros buzz avec la fameuse vidéo de la pelle de Rohff. Sur le coup on n’avait pas fait exprès, on vous le racontera plus en détails en vidéo. Depuis, on a tendance à penser que Booska-P relaie les nombreux clashs du rap français, alors que nous avons toujours évité de le faire, avant de complètement les bannir il y a quelques années. Nos lecteurs les plus assidus, et de nombreux artistes, nous félicitent régulièrement à ce sujet, tout en s’interrogant sur cette décision.

Mais pourquoi ne pas parler de ce qui fait l’actu ? Car ça renvoie une très mauvaise image du rap français. Les médias généralistes s’en chargent. D’autant plus qu’on ne sait jamais comment ça va finir, une petite pique sur Instagram peut se finir par un tabassage en règle impliquant plusieurs équipes. Les clashs dans le rap français c’est un peu la roulette russe, avec trois ou quatre balles dans le barillet. Alors, mieux vaut prévenir que guérir en évitant d’en parler. Ce qui peut créer des situations ubuesques lorsque l’on veut parler d’un nouveau clip qui n’est qu’un clash à peine dissimulé contre un autre rappeur.

Pourtant ça fait cliquer ?

Eh oui, c’est bien la plus grosse difficulté de cette décision. Le peuple aime le sang, et les clashs c’est sanglant. Les chiffres ne mentent pas et le prouvent, chaque article sur les clashs récolte énormément de clics et de partages. En prenant la décision de ne plus les traiter, nous nous coupons une manne de trafic importante. C’est souvent ce qui interroge les gens : « Pourquoi ne pas en parler alors que ça fait plein de clics ? ». À ces derniers nous ne pouvons que citer Alpha 5.20  « L’argent c’est bien, le respect c’est tout » et les renvoyer au paragraphe précédent.

Mais que les lecteurs se rassurent, nous sommes sûrement l’un des seuls médias à avoir pris cette décision. Ils pourront toujours suivre les clashs du rap français sur d’autres sites qui en ont fait leur recette (le « jus de buzz »). Ce qui peut se comprendre. Aujourd’hui, pour se priver du trafic des clashs, il faut avoir les moyens pour produire un contenu qualitatif pour contrebalancer. C’est même mieux qu’ils continuent, ça nous oblige à tout le temps nous surpasser pour proposer du contenu populaire ET de qualité. Puis il nous reste toujours le rap US !

Les américains, eux, ils sont drôles

Nous appliquons une forme d’exception culturelle avec les clashs du rap américain. Pour eux, beaucoup moins de retenu, on traite et on essaye de le faire bien. C’est principalement parce que chez eux les clashs sont mieux maîtrisés, ce n’est pas un hasard pour le pays du catch. Dans le rap game Outre-Atlantique tout est business, même les embrouilles. On orchestre sa rivalité et on cherche à faire rire le public. On préfère faire de l’entertainment en retrouvant l’ex d’un rival pour qu’elle lui crache dessus plutôt que d’aller égorger son pitbull.

Forcément traiter ces clashs dans une ambiance plus festive nous pose pas de problèmes. Ça nous permet de faire quelques visites tout en essayant de glisser quelques informations pertinentes sur l’artiste. Chez Booska-P, Kanye West n’est pas juste le mari de Kim Kardashian rendu célèbre par une sextape, un braquage et un père ayant changé de sexe, enfin pas que !

Voilà, vous savez tout sur les clashs et Booska-P, la prochaine fois qu’on vous posera la question, envoyez-leur l’article.